Historique

L’école primaire de mes souvenirs 1960-1971

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À cette époque, j’allais à l’école primaire 30 heures de cours et oui! les horaires étaient de 8h45-12h 13h30-16h30 sauf le jeudi et le dimanche.Sinon c’était tous les jours et même le samedi!

À partir de 1964 nous avions congé le samedi après-midi.Quelques années plus tard… nous n’avions plus cours du tout le samedi après midi.

Une journée normale d’école

Ding,ding ! la cloche sonne, l’instit tire sur la corde afin de retenir l’attention de tous les élèves.Il invite fortement les enfants à garder le silence et à se mettre en rang deux par deux devant leur classe respective.

  Les locaux consistaient en une ou plusieurs classes selon l’importance de la population.Quelquefois, une classe suffisait, car l’instituteur ou l’institutrice etait en charge de l’ensemble des élèves, toutes sections confondues, allant de la classe moyenne jusqu’au certificat d’études.

  Un magnifique tableau noir ornait le mur.À coté se trouvait le bureau du Maitre.Des craies blanches et de couleurs étaient souvent utilisées afin de souligner les choses importantes qu’il voulait nous transmettre.Une carte géographique enroulée un peu plus haut du tableau noir.Dans la classe il y avait nos pupitres les uns derrière les autres. 

Au centre de la grande salle de classe, il y avait nos pupitres. Se suivant à la queue leu leu. Sur le dessus du pupitre lui-même, une place était prévue pour les crayons, plumes, porte-plume. Tout à côté un emplacement était creusé pour recevoir  le petit encrier qui nous servait tout au long de l’année. Une partie inclinée qui facilitait l’écriture recouvrant la majeure partie du pupitre.    Au mur, étaient affichés les tables de multiplication et de division, la carte de France avec les départements (que l’on connaissait par cœur, les régions et l’atlas mondial, l’anatomie du corps humain, et quelquefois. Parfois, dans un coin, on pouvait voir un herbier ou encore un squelette reconstitué.

Tout ce que l’on jugeait nécessaire à une bonne instruction…… 

Autre élément incontournable : le poêle à bois et charbon qui trônait là, bien en vue avec son tuyau spiralé, traversant parfois toute la pièce pour arriver au trou d’évacuation.

L’entrée en classe des écoliers avait lieu à 8 heures 30 le matin pour que les élèves de la campagne aient le temps de faire le trajet à pied (3-4 kilomètres, voir plus !) et cela se passait dans l’ordre et la discipline. Le cérémonial était partout le même : dire bonjour à la maîtresse, se mettre en rang par deux, subir l’inspection des cheveux (à cause des poux) et des mains (pour la propreté), franchir la porte de la classe sans précipitation, ensuite gagner sa place, et debout, attendre.

Quand tout le monde était installé, on commençait, selon le jour, par la leçon de morale ou l’instruction civique qui avaient pour but d’enseigner les droits et devoirs de tout être humain et de tout citoyen – la France étant un Etat, et les Français des citoyens. Chaque jour, une maxime était écrite au tableau ayant trait à la vie familiale, à la vie en société, à l’instruction, aux règles de vie corporelle, à la patrie, etc…..

     C’était, par exemple : • Il faut toujours obéir à sa conscience • N’oublie pas ton origine et ne rougis jamais de tes parents • Rendre heureux son vieux père et sa vieille mère est le plus doux des devoirs • L’instruction est un trésor, celui qu’on emporte toujours avec soi ; il faut en faire bon usage • La politesse est un fonds qui ne coûte rien et rapporte beaucoup • Il n’est si bon pain que celui qu’on a gagné • Le respect de la loi est le premier devoir du citoyen ; sans la loi il n’y a que la force etc……

  On passait ensuite à la dictée, souvent en rapport avec le thème de la morale, puis à la grammaire. Après la récréation, c’était place au calcul qui faisait une large place au calcul mental- une véritable gymnastique du cerveau que certains maîtrisaient parfaitement, d’autre beaucoup, beaucoup moins….

A midi on rentrait chez nous pour le repas.

L’après-midi, on attaquait selon les jours, l’histoire et la géographie ou les sciences naturelles et on faisait la pause récréation de l’après-midi. On se dégourdissait les jambes en jouant à la marelle, à saute-mouton, à colin Maillard, en sautant à la corde – les garçons préférant souvent les billes et les osselets quand ce n’était pas la bagarre. Il y avait forcément toujours des caïds.

Le sport, par contre, on ne connaissait guère et on terminait la journée de classe par la récitation, le chant ou les travaux manuels pour les filles, qui étaient pris en compte pour le certificat d’études.

  J’ai oublié de vous préciser qu’à cette époque-là, la blouse était obligatoire, les filles ne portaient pas encore les pantalons et les cabinets d’aisances, rustiques se trouvaient……..au fond de la cour. 

 

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Cordialement Ninon |
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