La vie de l’école en 1970

Les fondements de l’éducation scolaire dans les années 1970

Mixité

Si la mixité était tolérée en classe, un mur austère séparait souvent la cour des garçons de celle des filles. Il ne serait évidemment venu à personne l’idée de franchir le Rubicon. Il faut dire que les maîtres arpentaient méthodiquement la cour de récréation et surveillaient, l’œil sévère, les garnements enclins à braver l’interdit. En réalité, les relations entre garçons et filles étaient empreintes d’une pudeur tout infantile. Belle époque où la naïveté des regards échangés n’avait pas encore cédé la place au frigorifique SMS. La première de la classe –que son physique fût avantageux ou non- suscitait encore l’admiration secrète et éperdue de l’ensemble des garçons. Car l’intelligence primait alors sur la beauté.

Apprentissage et répétition

Et « l’intelligence scolaire » -car c’est bien plus tard que l’on apprend que l’intelligence revêt des formes multiples- était sans cesse valorisée par les maîtres. Un graal exclusif vers lequel devaient tendre tous les efforts. En réalité, quand on y songe, on développait surtout dans les écoles une forme d’intelligence aujourd’hui décriée : l’apprentissage systématique, répétitif. Oui, la pédagogie reposait essentiellement sur la répétition : tables de multiplication, récitations, pages d’écriture, exercices dans le Bled (la bible scolaire d’alors). C’est ainsi que les écoliers connaissaient sur le bout des doigts des poèmes dont le sens leur échappait . « Travaillez, prenez de la peine : C’est le fonds qui manque le moins », dit le riche laboureur de La Fontaine à ses enfants. Guère parlant pour un enfant de 8 ans ! Et que dire du jaguar de Leconte de Lisle « qui trouble les grands lézards, chauds des feux de midi ». Que de secrets recelaient de tels poèmes. Magie des mots qui retrouvent un sens avec l’âge adulte en même temps qu’ils perdent de leur charme.

Discipline

En matière de discipline, les pouvoirs des maître(sse)s ne connaissaient pas de bornes. Et comment faire comprendre aux enfants d’aujourd’hui que le moindre faux pas, la plus infime incartade étaient sévèrement sanctionnés sans que nul y trouvât à redire. La paire de gifles était monnaie courante, le tirage d’oreilles relevait de la norme. L’écolier acceptait les punitions infligées par ses maîtres comme il se résignait à subir les foudres de ses parents lorsqu’il avait enfreint les règles qui régissaient les rapports entre le monde des enfants et celui des adultes. Sans être délaissé par ses géniteurs, l’enfant ne focalisait pas non plus toute l’attention de ses parents, et, à l’image de ce mur interdit qui divisait en deux la cour de l’école primaire, vivait dans un monde bien distinct de celui des adultes.

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CES LIVRES QUI ONT FORMÉ LA FRANCE

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CES LIVRES QUI ONT FORMÉ LA FRANCE

Un siècle de manuels scolaires (1870-1970)

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Conçu pour l’apprentissage des connaissances, le livre scolaire représente beaucoup plus dans notre mémoire collective.

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